TERRITOIRE DE LA PENSEE

Il y eut un moment, enfant, où je courais en tenant ma tête entre mes mains. On m’en demanda la raison : j’avais peur que mes pensées m’échappent.

Je ne tiens plus ma tête entre mes mains mais le sentiment que nos pensées sont notre bien le plus précieux ne m’a pas quitté.

L’espace de la rêverie, le territoire de la pensée, me semble un paysage infini qui permet un double mouvement : celui d’aller sonder loin en soi pour s’ouvrir au monde. De l’intime à l’universel.

Ma tête est une maison. Portative et inaliénable.

Il y a un revers à cet état : à l’autre bout du monde, toujours, j’emporterai cette maison ; ce voyage interne et vertical. On n’échappe pas à soi-même.


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